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Facturation électronique : ce qui reste à relancer

La réforme fait arriver les factures d'achat par plateforme. Relevés, paie, notes de frais et questions des clients restent à réclamer. Pour les cabinets.

Experts-comptablesPublié le 13 octobre 2026Par Barthélémy Tomasina

Depuis le 1er septembre 2026, la facturation électronique entre entreprises est entrée dans les faits. Dans les cabinets, une question revient : est-ce que la réforme va enfin régler le problème des pièces manquantes ? En partie seulement.

Le calendrier, en deux lignes

Selon service-public, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques depuis le 1er septembre 2026. L'obligation d'émettre s'applique dès cette date aux grandes entreprises et aux ETI, puis à partir du 1er septembre 2027 aux PME et aux micro-entreprises. Chaque entreprise passe par une plateforme agréée par l'État.

Pour la plupart de vos clients TPE et PME, l'année qui vient est donc une année de transition : une partie des factures d'achat arrive par la plateforme, une autre continue d'arriver en PDF, par email ou sur papier.

Ce que la réforme règle

À terme, les factures entre entreprises établies en France arriveront dans un format structuré, par la plateforme choisie par le client. Pour ces factures-là, la course au PDF manquant va diminuer. C'est un vrai progrès, surtout pour les achats récurrents.

Ce qu'elle ne règle pas

Une bonne partie de ce que vos collaborateurs réclament n'est pas une facture entre entreprises :

  • les relevés bancaires ;
  • les bulletins et les variables de paie ;
  • la plupart des justificatifs de notes de frais ;
  • les contrats, attestations et documents juridiques ;
  • et surtout les réponses aux questions : à quoi correspond cette dépense, ce virement, cette écriture en attente.

Les opérations avec des particuliers ou avec l'étranger relèvent d'une transmission de données à l'administration, pas d'une facture électronique reçue par le client. Elles ne viendront pas non plus toutes seules.

Les relances changent de nature

Moins de « pouvez-vous m'envoyer la facture de tel fournisseur ? », plus de « pouvez-vous me dire à quoi correspond ce paiement ? ». Ces questions demandent un échange, souvent plusieurs, et sont plus difficiles à suivre qu'une pièce manquante.

Pendant la transition, il faut en plus vérifier quelle plateforme chaque client a choisie, et ce qui passe déjà par elle. Un dossier peut mélanger deux circuits pendant des mois.

Comment s'organiser

  1. Pour chaque client, une liste de ce qui arrive par la plateforme et de ce qui reste à réclamer. Elle évite de relancer une facture déjà reçue.
  2. Des relances à cadence fixe (J+3, J+7, J+15) pour tout ce qui reste hors plateforme, avec un message précis : quoi, quelle période, comment l'envoyer.
  3. Des questions regroupées plutôt qu'une par email : le client répond mieux à une liste courte et claire.
  4. Un relais vers le collaborateur dès qu'une réponse demande un jugement.

Un agent IA peut tenir les étapes 1 à 3 avec les mots du cabinet, dans un périmètre écrit avant l'installation, secret professionnel compris. Il ne remplace ni votre logiciel de production ni la plateforme : il s'occupe de ce qu'ils ne font pas.

Ce que vous pouvez faire cette semaine

Choisissez cinq clients. Pour chacun, notez ce qui est arrivé par la plateforme en septembre et en octobre, et ce que vous avez encore dû réclamer. Le résultat dira vite si vos relances baissent ou si elles changent seulement de forme. Le guide de l'accueil client propose une version pour les cabinets, avec des tests à faire vous-même.

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Barthélémy Tomasina
Barthélémy Tomasina

Cofondateur d'EBAIA, à Troyes. Il installe et supervise des agents IA dans les entreprises. Qui est derrière EBAIA · LinkedIn

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